Dans l'Hôtel, ou : "Purin, c'est quand même méga-luxueux, les Hôtels Hyatt !".

Dans l'Hôtel, ou : "Purin, c'est quand même méga-luxueux, les Hôtels Hyatt !".
Nous faisons irruption dans un grand hall à la décoration assez chargée, et nous nous dirigeons vers le comptoir de l'accueil, derrière lequel une grande blonde magnifique se tient, un grand sourire aux lèvres.

Réceptionniste : Bonjour mesdemoiselles, bienvenue au Park Hyatt. Je peux vous renseigner ?
Moi : Oui, nous sommes Cléa et Jenna Defecaurrienne, et nous venons voir William et Thomas K. .
Réceptionniste : Ah oui, je vois parfaitement. Ils nous ont prévenus. Ils vous attendent dans la suite 67, au cinquième étage.

Je remercie la femme, fais demi-tour, et j'entraîne vers les ascenseurs une Alice de plus en plus réticente. Cette dernière s'écrie d'une voix trop forte, à cause des écouteurs :

Alice : Dis-moi, depuis quand on s'appelle Cléa et Jenna ?
Moi (précipitamment, et en baissant le son du MP3) : Chuuuuuuuuut parle pas si fort ! Tu as entendu ce qu'on a dit ?
Alice (un peu sèchement) : Je vois pas trop comment j'aurais pu entendre vu que Bill me gueulait dans les oreilles... Mais par malchance pour toi, la chanson s'est terminée juste au moment où tu te gourais dans nos prénoms. Heureusement pour toi, Komm mit a tout de suite commencé à me niquer les tympans...
Moi : Ouuuuuuups, désolée !!!! C'est bon, j'ai baissé le son... Tu entends toujours la musique ?
Alice : Ouais... Jeanne... On est où, exactement ?
Moi : Je te PROMETS que tu ne vas pas tarder à le savoir, mais avant il va falloir qu'on prenne un ascenseur. Ca te va ?
Alice : Hmmmm... J'ai le choix ?
Moi : Beeeen... Pas trop, en fait !

On s'engouffre donc dans un ascenseur luxueux, qui nous emmène, dans une ambiance feutrée, au dernier étage de l'hôtel, où il nous dépose avec un délicat petit "chting". J'en sors et, traînant toujours Alice derrière moi, je suis les panneaux indicateurs pour trouver la suite numéro 67. Une fois devant la porte, je secoue frénétiquement la main devant le visage d'Alice pour vérifier qu'elle n'y voit rien. Puis, je monte encore un peu le volume, et je tape à la porte. Trois coups, puis un, puis encore trois coups. Encore une idée de Bill, ce code...
Par bonheur, ce dernier n'a pas oublié ce que nous avions prévu, et c'est bien Malone qui vient ouvrir. Avec un sourire de gamin à Noël, il me fait signe de le suivre à l'intérieur, ce que je fais sans attendre car l'impatience d'Alice devient presque tangible. On pénètre dans un grand salon dans les tons de beige, où trois canapés à l'air ultraconfortables encadrent une table basse en verre. Mon copain m'adresse un signe de tête entendu, puis il s'éclipse par une porte.

Moi : Alice ? Tu peux retirer tes lunettes, maintenant...

# Posté le mardi 03 juin 2008 12:13

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:47

La Rencontre, ou : "Moi perso, je mise sur la crise cardiaque !".

D'un geste hésitant, Alice enlève les lunettes qui l'aveuglent, et regarde autour d'elle avec une curiosité peu dissimulée, papillonnant des paupières à cause de la lumière soudaine. Peu à peu, alors qu'elle découvre la pièce complètement vide, à l'exception de nous deux, son visage se décompose. Elle finit par demander d'une voix blanche :

Alice : OK... Jeanne, c'est quoi la blague, là ? Il est sensé se passer quoi, exactement ?

Je lui adresse un sourire particulièrement innocent, et je la force à s'asseoir sur le canapé qui fait face à la porte par laquelle Malone s'est éclipsé. Puis, je me pose sur l'accoudoir à côté d'elle, lui attrape la main, et déclare :

Moi : Comme je sais, ma chère Alice, que tu adooOoooores les surprises, eh bien j'ai décidé de t'en faire une toute petite minuscule. Comme tu peux le voir, cette pièce est vide, n'est-ce pas ?
Alice (excédée) : OUI, ET ALORS ?!?!?!?!
Moi : Alors, elle ne va pas l'être longtemps. Tu vas voir, je vais prononcer une super formule magique, et une apparition va débarquer ici...
Alice : JEANNE !?! Mais t'as fumé QUOI, exactement ?!?!
Moi (en anglais) : YOUYOUUUUUH LES GEEEENS C'EST BOOOOON !!!!
Alice : Mais qu'est-ce que...

Mais Alice est coupée en plein milieu de sa phrase par... BILL ! Bill, qui déboule comme une tornade dans le salon, en s'exclamant :

Bill : YOUPIIIIIIIIII MA NARUUUUUUUUUUUUU !!!! Je suis TROP heureux de te revoir, tu m'as TROOOOP manqué !!!!
Moi : Wawawawawaaaaaaaaaaah BILLOU !!!! Comment tu vas, mon grand ? Toi aussi, tu m'as manqué !!!!

Le chanteur de Tokio Hotel me serre donc dans ses bras comme si j'étais son nounours préféré, en rigolant comme un dingue, tout cela sous les yeux d'une Alice éberlué, qui nous regarde un peu comme si on lui avait tapé très fort sur la tête avec une encyclopédie en 26 volumes en lui expliquant que j'étais en fait un éléphant rose qui aurait gobé un castor vert parce que la sixième lune de Mercure était dans le cycle de l'hippopotame... Autant dire qu'elle n'entravait que dalle à ce qui lui arrivait !

Après ces effusions de joie courtes, mais néanmoins intenses, le chanteur s'approche de mon amie toujours dans le coltard, lui tend une main et annonce d'une voix particulièrement innocente :

Bill : Salut, moi c'est Bill, mais j'imagine que tu dois déjà le savoir ! Je suis hyper content de te rencontrer enfin, Jeanne nous a TELLEMENT parlé de toi...


_____________________________________________________________________________

XD !!!! Chapitre particulièrement jouissif à écrire !!!! J'ai vraiment décidé de tuer cette pauvre Alice !

Au fait, désolée pour mon départ en couille sur l'éléphant, le castor et la sixième lune de Mercure, mais c'est la faute de Cyrielle, c'est elle qui est partie en sucette là-dessus, et j'avais plus qu'à exploiter le filon XD !!!!


La Rencontre, ou : "Moi perso, je mise sur la crise cardiaque !".

# Posté le mardi 03 juin 2008 13:01

Modifié le mercredi 04 juin 2008 10:29

Réveil, ou : "Houlà, Alice plane coooomplètement !!!!".

Alice le regarde fixement, sans répondre, et Bill finit par baisser la main qu'il lui avait tendue. Puis, après un temps durant lequel un silence pesant règne, elle finit par murmurer tout doucement :

Alice : C'est dingue, ça fait hyper longtemps que j'ai pas fait un rêve aussi réaliste... Maintenant si quelqu'un pouvait me pincer ça m'arrangerait, sinon je vais commencer à y croire, et le réveil va être trèèèèès très dur...

J'éclate de rire, retourne à côté d'elle, et lui pince le bras, ce qui la fait sursauter. Puis, je la secoue deux-trois fois par l'épaule, et je lui crie :

Moi : Loupééééééééé, c'est PAS un rêêêêve !!!! Tu es bien réveillée, jeune fille, tu n'es pas passée de l'autre côté du miroir, et je ressemble moyennement à un lapin blanc ! Et je te signale que OUI, le grand brun en face qui est en train de sérieusement s'inquiéter pour ta santé mentale est BIEN le chanteur de notre groupe préféré !!!!
Alice (voix faible) : Et j'imagine, ô Lapine Blanche, que tu vas m'expliquer par quelle miraculeuse coïncidence on se retrouve dans un salon avec le chanteur de notre groupe préféré qui s'inquiète pour ma santé mentale, si je ne suis pas en train de rêver ?
Moi : C'est pas compliqué ! En gros, par le plus immense des hasards, je suis tombée sur Gustav dans le bateau qui m'emmenait à La Brée. Et après, pendant la première semaine des vacances, ils ont tous les quatre trouvé le moyen de squatter notre feu de camp, à Malone et moi ! Et du coup on a sympathisé, on est restés en contact, et aujourd'hui ils nous offrent trois places VIP pour leur concert à Bercy.
Alice (voix dangereusement calme) : Attends, attends, attends... T'es folle ? Euh non, oublie, ça je le savais déjà, je vais plutôt reformuler ma question : t'es vraiment pas bien du tout dans ta tête et t'as super envie de mourir, là ? Tu rencontres notre putain de groupe préféré pendant tes vacances d'été, et tu m'en parles SEULEMENT en novembre ? Tu as prévu la torture que je vais t'infliger, dans ton agenda des mois prochains ?

Bill, qui n'a strictement rien compris à notre conversation puisqu'elle s'est déroulée en français, mais a bien perçu la menace dans les paroles d'Alice, intervient alors avec un grand sourire enfantin :

Bill : Oh non, ne lui en veux pas, elle voulait TELLEMENT te faire la surprise !! Et puis, c'est un peu de notre faute, aussi... On était tellement overbookés avant cette tournée qu'on n'aurait jamais pu te rencontrer avant... Tu nous en veux vraiment ?

# Posté le mercredi 04 juin 2008 12:56

Meurtre, ou : "Ca y est, c'est fini pour Alice !!".

Alice, éberluée, le regarde comme si elle mourait d'envie de lui rire au nez. Bill ne se rend pas comte de la stupidité potentielle de ce qu'il vient de demander. Poser la question : "Tu nous en veux ?" dans la situation présente est un peu comme demander à un vainqueur d'une méga-cagnotte de Loto s'il est déçu... Heureusement, elle parvient à maîtriser cette pulsion, cligne trois fois des yeux, puis secoue simplement la tête en disant :

Alice : Tu rigoles ? Bien sûr que non, c'est juste que... Wooaaaaaah, Jeanne, je te rappelle que je suis cardiaque ! Si t'avais eu l'intention de me tuer, je crois que t'aurais pas pu faire mieux !!!!

Je m'éloigne d'elle à reculons, lui lance un petit sourire sadique, et susurre doucement :

Moi : Ooooooooooh que non, ma petite Alice... Si j'avais REELLEMENT eu l'intention de te trucider à grands coups de crises cardiaques, j'aurais DIRECTEMENT fait CA !

En disant ça, je me suis rapprochée de la porte que Bill a laissée entrouverte après son entrée tapageuse dans le salon, et en prononçant mon dernier mot, je l'ouvre d'un coup en grand.

Dans l'embrasure de la porte se tiennent Georg, Tom et Gustav, qui hurlent dans un bel ensemble : "SURPRIIIIIIISE !!!!!", avec des sourires qui font presque mal aux yeux tellement ils sont éclatants. Un peu en retrait, il y a Malone qui me regarde en souriant, et lève le pouce droit.

Alice éclate de rire, les larmes aux yeux, se lève, et me serre dans ses bras pendant une bonne dizaine de minutes, avant d'aller discuter avec les quatre garçons. Dans mon coin, je jubile. Ca y est, moi aussi je lui ai offert un moment de bonheur pur et intense...

# Posté le mercredi 04 juin 2008 13:11

Modifié le mercredi 04 juin 2008 13:38

Concert, ou : "Waiiiis, ils ont bien appris leur texte, les mecs !!!!".

[ On raconta toute l'histoire à Alice. On lui montra nos photos de vacances. On parla. On retrouva Saki. On parla. On partit à la bourre pour Bercy. On profita du célèbre van aux vitres teintées. On resta dans un café pendant les répétitions. On rit énormément. On rentra avant tout le monde. On s'installa dans le carré VIP, placé entre la fosse et la scène. On vit une vague de 20 000 personnes inonder tout à coup le Palais Omnisports. On croisa des stars. On chanta. ]


Bill : ALORS, PARIS ???? Vous êtes contents d'être là ?

Des milliers de hurlements plus ou moins stridents lui répondent, l'assurant que tout le monde est très content d'être là. Mais le chanteur fait une moue déçue.

Bill : Hmmmmm... Vous n'avez pas l'air en forme ! Qu'est-ce que vous en pensez, les gars ?

La caméra passe sur Gustav, qui baisse le pouce en faisant semblant de s'endormir. Puis, elle glisse jusqu'à Tom, qui rigole, et s'exclame à pleine voix :

Tom : Paris est FATIGUE, ce soir !!!!

Ensuite, c'est le visage de Georg qui apparaît sur les écrans géants, et le grand brun propose dans son micro :

Georg : Ils ont besoin de dormir, on devrait les laisser rentrer ! Tant pis, on laisse tomber les huit dernières chansons !

Dans la salle, les hurlements indignés de 20 000 personnes pas du tout fatiguées, qui ont à peu près compris, malgré le fort accent des garçons en français, retentissent d'un seul coup. Mais Bill leur sourit, et reprend la parole :

Bill : Non, je crois que je sais comment les réveiller...

Concert, ou : "Waiiiis, ils ont bien appris leur texte, les mecs !!!!".

# Posté le mercredi 04 juin 2008 13:50

Modifié le vendredi 06 juin 2008 13:38