Combines, ou : "Comment préparer une crise cardiaque pour sa meilleure amie...".

La fenêtre de conversation est à peine fermée que déjà je me précipite sur mon téléphone. Je vais m'enfermer dans ma chambre, et je compose le numéro de Malone. Après trois sonneries dans le vide, je tombe sur son répondeur, et je lui laisse un message en lui expliquant en gros la situation, et en lui demandant de me rappeler le plus vite possible.
Je suis ensuite prise d'une inspiration soudaine, et je tape le numéro de fixe d'Alice. Avec un peu de bol, ce n'est pas elle qui répondra...

"Hello ?"
BINGO ! C'est sa mère ! Réfrénant un cri de victoire, je réponds :

Moi : Oui, bonjour madame, excusez-moi de vous déranger, c'est Jeanne.

Môman d'Alice : Oh, bonjour Jeanne, tu vas bien ? Je suppose que tu veux parler à Alice.
Moi : Noooon, non, non, non ! Pas du tout, c'est à vous que je veux parler !
Môman d'Alice : Ooooh, pourquoi, que se passe-t-il ?
Moi : Voilà, je vous explique... Pendant mes vacances, j'ai eu la chance incroyable de rencontrer les membres de Tokio Hotel, et de sympathiser avec eux. Le problème, c'est que je ne l'ai pas encore dit à Alice, parce que je voudrais lui faire une super surprise...
Môman d'Alice : Attends, attends... Tu as... Rencontré les membres de votre groupe préféré ce été, et tu ne l'as pas dit à Alice ? Mais... Tu vas te faire complètement trucider !
Moi : Ouiiiii je sais... Mais là, je me suis mise d'accord avec le chanteur pour organiser ma super surprise, et c'est pour ça que je voulais vous parler... Demain, je suppose que vous êtes au courant, c'est la mise en vente des places pour le concert de novembre... Elle m'a dit qu'elle vous avez demandé de lui prendre une place...
Môman d'Alice : Ouuui, je suis sensée la prendre demain sur Internet...
Moi : PARFAIT ! Donc SURTOUT ne lui prenez PAS de place ! Bill va m'envoyer des Pass VIP, donc ça ne servira à rien d'avoir un billet !
Môman d'Alice : Oh là là, des Pass VIP ? Mais c'est génial ! Alice va être super contente ! Bon, tu peux compter sur moi, je me débrouillerai avec elle.
Moi : Merci pour tout, à bientôt !

Je raccroche avec un immense sourire, regarde mon poster de la tournée de Tokio Hotel d'octobre 2007, la seule que j'ai vue... Et je me mets à sauter partout, en prenant mes peluches dans mes bras et en criant :

Moi : Yiiiihaaaah !!!! Ca va être trop-top-super-génial-hyper-cool ! Awawawawa, j'ai hâte d'y être ! Vous êtes trop géniaux les gaaaaaaars ! Merciiiiiiiiiiii !!!!

Puis, je m'écroule sur mon lit et je reste allongée là, les yeux fixés au plafond, un sourire béat sur mon visage.


Combines, ou : "Comment préparer une crise cardiaque pour sa meilleure amie...".

# Posté le dimanche 01 juin 2008 11:48

Au Café, ou : "Bon, tu me suis, oui ou meeerde ?"

Le 2 novembre.
Alice : Pfffff, ça me soule ! Ma mère m'a dit qu'elle me rendrait pas ma place pour demain tant que j'aurais pas rangé ma chambre... Ca me TUE !
Moi (me retenant pour ne pas exploser de rire): J'avoue, c'est chiant...

Nous avons profité de cette magnifique journée des vacances de la Toussaint pour aller nous balader dans Paris en compagnie de Malone. A présent, nous sommes assis à la terrasse d'un café, et nous nous reposons autour de trois Cocas.
Je laisse Alice s'énerver sur la démagogie dont fait preuve sa mère, et je me pelotonne contre Mal', qui me lance un sourire tendre. Comme à chaque fois, j'ai l'impression que je vais me mettre à hurler à plein poumons tellement il est beau, et je reste immobile, mes yeux fixés sur son visage parfait. Ca devrait VRAIMENT être interdit, des mecs comme ça...

Alice : Héhoooo, vous êtes là ? Vous m'écoutez ?
Moi : GggggggGgkKk heiiiiiiiin ?? Euuuuh oui, pardon, désolée, tes billets, ta mère, ta chambre en bordel, c'est imprimé ! De toute façon, je te rappelle que demain, c'est Malone, qui fait la queue pour nous... Donc si tu veux dans la matinée, je viendrai t'aider à tout ranger. Et ensuite, avant d'aller rejoindre Mal', il faut ABSOLUMENT que je t'emmène voir quelque chose...
Alice : QUOIII ?? Eeeh, mais tu m'avais pas parlé de ça, Jeanne ! Qu'est-ce que tu veux m'emmener voir ? Ca peut pas attendre après-demain ?
Moi : Noooooon, ça sera plus possible, après ! Allez, je te jure que ça te plaira, tu le regretteras pas ! S'il te plaîîîîît !!!!
Malone : Allez, Alice, fais-lui ce petit plaisir ! Ca la rendra heureuse, elle est tellement puérile !Tu la connais, si tu ne vas pas avec elle, elle te fera la tronche pendant trois semaines, et ça lui pourrira son concert ! Avoue que ce serait du gâchis, quand même... Et fais-le pour moi aussi, c'est vraiment nul de sortit avec une fille qui boude !

Alice, peu convaincue par nos voix suppliantes et nos airs angéliques, secoue la tête et demande d'une voix soupçonneuse :

Alice : Eeeeeeeeh là, je le sens pas du tout, ce coup là ! Qu'est-ce que vous manigancez, tous les deux ? Il va falloir être plus convaincants que ça !
Moi : Bon, OK... Et si je te demandais juste... Tout simplement... De me faire confiance... Est-ce que tu me suivrais ?
Alice : Jeanne ?
Moi : Ouiiiiiiiii ?
Alice : Tu es l'une des filles les plus atrocement sadiques que je connaisse. Sincèrement.
Moi : Merciii ! Alors, tu viendras avec moi ?
Alice : Mouais... Mais ça a intérêt à être court, hein ? Et puis, je suis sûre que tu ne voudras pas laisser ton chéri d'amûûûûûûûûr trop longtemps SEUL au milieu de toutes ces FILLES...
Malone : Tu te trompes, Alice, c'est plutôt moi qui ne pourrais pas survivre très longtemps, seul et loin d'elle...

Alice secoue à nouveau la tête, puis rassemble notre argent pour aller payer les consos. Alors qu'elle se lève pour aller les régler au bar, Mal' se penche vers moi, et me murmure à l'oreille :

Malone : C'est surtout la jalousie, qui me tuerait... Te savoir sans moi, et en compagnie de quatre garçons que tu connais, et surtout que tu adores depuis bien plus longtemps que moi... Je crois que je ne pourrais pas le supporter.
Moi (avec un sourire navré) : Mais t'es con, c'est complètement différent ! Toi, je t'aime...

# Posté le dimanche 01 juin 2008 12:30

Modifié le dimanche 01 juin 2008 14:49

Départ, ou : "Bon, c'est parti..."

Le 3 novembre.

Debout sur le trottoir devant le Mac Donald's de la gare Saint Lazare, je tends son Big Mac à Alice, tout en enfournant une énorme bouchée de cheeseburger.

Moi (la bouche pleine) : Kiens, ku vas voir, cha fait gu 'ien...
Alice : Euuuuuuh... J'ai pas tout compris, mais j'ai saisi le principal : Merci pour le Big Mac ! Bon, on va où maintenant, je peux savoir ?
Moi : Maintenant on bouffe, si ça te dérange pas... Déjà qu'on a pas pu trouver de place à l'intérieur, si en plus on doit manger en marchant, je pète un câble. Ensuite... Ensuite, c'est une surprise !
Alice : Waaah le suspeeeeense, on se croirait dans un thriller ! Dis, t'as prévu un serial killer dans ton scénario ? Nan, parce que c'est ce que je risque de devenir, si je ne sais pas TRES VITE où on va...
Moi : Ouuuuuuh, ma chère, si tu savais, je suis terrorrifiée... Tu le sauras bien assez tôt !

Alice se retient un instant, devient rouge comme un joli coup de soleil, puis explose :

Alice : Raaaaaaaaaaaaaaah !!!! NON, je ne le saurai PAS assez TÔT !!!! Il est déjà TREIZE HEURES, à tous les coups on pourra pas rejoindre Malone dans la queue, et on aura des places de MERDE, donc vues comme on est parties, je pense qu'on arrivera plutôt trop TARD !
Moi (reculant d'un pas) : OK, OK, du caaaaalme ! Finis ton burger, et on y va, promis !

Ma meilleure amie fulmine, mais elle s'exécute à toute vitesse. Une fois qu'elle a englouti le sandwich elle me regarde, impatiente. Bon, le plus facile est fait. Maintenant, c'est la partie difficile...

Moi : Euuuuuuuuuh... Bon... Maintenant, il va falloir que je... Qu'en quelque sorte, je te bande les yeux...
Alice : Rassure-moi, tu te fous de ma gueule, là ?
Moi : Pour une fois, NON !! Je te jure que non !!!! Il faut que tu me fasses confiance une DERIERE fois, après PROMIS je ne te demande plus rien pendant... A peu près un mois et demi ! Alleeeez, s'te plaîîîîîîîît !!!!

Alice me regarde comme si elle allait m'arracher les yeux à la petite cuillère et me les faire gober. Puis à mon intense soulagement, elle m'annonce, avec un petit sourire sadique :

Alice : Bon, OK. Je te laisse m'aveugler. Mais je te jure que si la surprise ne me plaît pas, tu vas souffrir. Vraiment.

Je sais qu'elle en est capable, mais je ne crains pas trop pour mon espérance de vie, vu que je sais que ma "surprise" va à moitié la tuer tellement elle en sera heureuse. Je sors donc de mon sac une paire de lunettes de laboratoire, c'est-à-dire qui couvrent le côté, le dessus et le dessous des yeux, que Malone a couvertes de 4 ou 5 couches de peinture noire opaque. Je les tends à Alice, qui les chausse en faisant la grimace.

Alice : Aaaaaaaaaaaaah, mais c'est horriiiiible !!!! Je te hais, on voit rien là dedans !!!! J'ai l'horrible impression d'être complètement aveugle ! Bêêêêêêêrk !!!!
Moi : T'inquiète, t'en as pas pour longtemps !

J'attrape résolument la main d'Alice, et je l'entraîne vers l'arrêt de bus. Par chance, le 95 arrive très rapidement. Une fois installées, je lui colle mon énorme casque de MP3 sur les oreilles pour qu'elle n'entende pas à quel arrêt on va descendre. Pendant tout le trajet, je la surveille étroitement pour qu'elle ne fasse pas mine de retirer ni les lunettes, ni le casque.

Mon plan marche à merveille...

# Posté le lundi 02 juin 2008 12:01

La Place, ou : "Eh meeeeerde, pourquoi cette fille a-t-elle de la mémoire ????".

La Place, ou : "Eh meeeeerde, pourquoi cette fille a-t-elle de la mémoire ????".

Je fais descendre Alice à la station Opéra et je l'entraîne dans la rue de la paix, toujours en vérifiant qu'elle garde ses lunettes sur son nez. Prise d'une inspiration soudaine, je m'arrête, retire le casque de ses oreilles, et lui demande :

Moi : Dis-le moi honnêtement Alice... Tu vois quelque chose avec ces lunettes, ou pas ?
Alice : Non. Pour imager ma réponse, disons que j'y vois à peu près aussi bien qu'un aveugle dans une forêt par une nuit pluvieuse et sans lune de décembre.
Moi : Euuuuuh... Ouais, OK, ça me va. A partir de maintenant, je vais devoir monter de mon MP3 parce qu'il ne faut surtout pas que tu entendes quoi que ce soit de ce qui se passe dehors. T'inquiète pas, ça va pas durer longtemps.
Alice : C'est bizarre, mais j'ai l'impression que tu me répètes ça non stop depuis hier... Eh, mais... STOOOOOOOOP !!!!! ARRÊTE-TOI, JEANNE !!!! J'AI PAS MA PLACE POUR LE CONCERT DE TOUT À L'HEURE !!!! ARRÊTE-TOI? JE TE DIS !!!!

Alice se débat sauvagement contre ma main, qui tient toujours son poignet. Avant qu'elle ne s'énerve VRAIMENT, il faut que je trouve un mensonge plausible... En désespoir de cause, de peur qu'elle n'enlève les lunettes, je lâche :

Moi : Calme-toiiiiiiiiiii ! Je... TA MERE ME L'A DONNEE !!!! Elle m'a donné ta place juste avant qu'on ne parte, parce qu'elle était sûre que tu allais l'oublier ! On est parties tellement précipitamment... Mais arrêêêête ne m'exploser la main, je te dis qu'elle me l'a donnée !!!!

Alice cesse d'essayer de m'arracher tous les doigts de la main droite, et elle pousse un long soupir de soulagement. Pfiouuu, elle m'a crue ! Sans attendre qu'elle demande à voir sa place, pour s'assurer que je l'ai bien, je lui flanque le casque sur les oreilles, et je balance Freunde Bleiben à fond les ballons. Au moins, je suis sûre qu'elle n'entendra rien !


______________________________________________________________________________


Pfffff... Ce chapitre est complètement représentatif du n'importe nawakisme primaire... Déjà, je doute qu'Alice se laisse mener dans un endroit qu'elle ne voit absolument pas avec de la musique à fond dans les tympans, même par moi xD !!!! Mais bon, le jeu en vaut la chandelle !!!!

# Posté le lundi 02 juin 2008 13:50

Modifié le lundi 02 juin 2008 14:22

Devant l'Hôtel, ou : "Bon, on change de nom pour entrer... C'est la fête...".

Devant l'Hôtel, ou : "Bon, on change de nom pour entrer... C'est la fête...".


En un rien de temps, nous arrivons en vue d'une foule d'environ 400 personnes, parmi lesquelles retentissent des cris, et quelques vagues bouts de chansons et pseudo-allemand. Je monte encore un peu le son de mon MP3, et je fais passer la chanson à Schrei. Là, si elle entend quoi que ce soit, elle est vraiment balèze... Ou elle triche. Pour vérifier qu'elle est bien assourdie, j'appelle deux ou trois fois son prénom d'une voix forte, mais le manque de réaction que j'obtiens me rassure. Je serre bien fort sa main, et nous contournons la première partie de la foule, pour aller passer sur le tapis rouge qui sépare les gens en deux groupes, et mène vers l'entrée du Park Hyatt. Un vigile immense nous arrête immédiatement, et nous dit d'une voix sévère :

Vigile : Excusez-moi mesdemoiselles, vous ne pouvez pas aller plus loin si vous n'petes pas de l'hôtel.
Moi (doucement) : Bien sur, je comprends, mais voyez-vous, nous venons rendre visite à des gens, qui nous ont invités...

Le vigile me regarde fixement, et je croise les doigts en espérant que les garçons n'ont pas oublié de prévenir de notre visite... Je jette un coup d'½il à ma montre, et je grimace... Midi 30... J'avais dit que j'arriverais vers treize heures, juste avant qu'ils ne partent pour Bercy... Heureusement, au bout d'un temps qui me semble interminable, le géant finit par me demander, en sortant un bout de papier tout froissé de sa poche :

Vigile : Très bien, puis-je vous demander vos noms, et à qui vous venez rendre visite ? Je vérifierai i vous êtes inscrites sur ma liste...
Moi : Euuuuuh oui, nous sommes Celine Adeva-Cediau et Jennie Ferarer, et nous venons voir Theo Koitol...
Vigile : Ah, je vois ! Oui, nous avons été prévenus que vous viendriez. Votre ami est déjà arrivé, et Theo Koitol vous attend dans sa chambre. Demandez le numéro à la réception... Eh, toi ! Qu'est-ce que tu fais, là ? Rentre dans le rang immédiatement !

Le vigile court récupérer la rousse minuscule qui a essayé de gruger et de rentrer dans son dos. Quant à moi, je secoue la tête, contente que ça aie marché. Quelle mise en scène, n'empêche... Des noms de code, rien que pour pouvoir entrer dans l'hôtel ! Et pas n'importe quels noms de code, en plus ! Des anagrammes de nos noms, à Alice et moi, et une anagramme de Tokio Hotel. Rigolant tout bas, j'attrape Alice par la main, et je l'entraîne vers les portes de l'Hôtel Hyatt.


______________________________________________________________________________


Eh oui, j'ai VRAIMENT été faire des anagrammes de nos prénoms ! C'est un truc que j'adore ! Mais bon, je l'ai pas fait toute seule, je me suis faite aider par un site génial : http://aixtal.blogspot.com/2005/08/rcr-gnrez-vos-noms-de-plume.html... Enfin, on s'amuse comme on peut xD !!!!

# Posté le lundi 02 juin 2008 14:21

Modifié le mardi 03 juin 2008 12:42