Le deuxième Garçon, ou "Comme quoi on peut avoir un rendez-vous avec un beau gosse et finalement en rencontrer un autre !"

Garçon : Hum... Excusez-moi, mais... Ca vous dérangerait si mes amis et moi on venait s'asseoir avec vous ? On a déjà pas très chaud, mais en plus mon abruti de frère est parti se baigner, alors j'ai peur qu'il attrape froid quand il sortira...

Je connais cette voix.
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais plus où je l'ai entendue, mais je sais que je la connais.
C'est une voix de garçon, qui a cependant une petite note aigüe, et un timbre extrêmement mélodieux. Il a parlé dans un anglais un peu hésitant, teinté d'un léger accent que je suis également persuadée de bien connaître.

Je garde la tête posée sur l'épaule droite de Malone et, trop occupée à me creuser la cervelle, je l'entends à peine répondre à notre visiteur que ses amis et lui sont les bienvenus. Mais quand je vois apparaître dans mon champ de vision une paire de longues jambes fines, engincées dans un jean évasé aux chevilles, je soulève avec regret ma tête de cette épaule confortable, curieuse et impatiente de voir à quoi ressemble cet inconnu.

Dans le jean, les genoux du garçon se plient, et il se laisse tomber dans le sable, en face de nous.


..ooOO00°°00OOoo..



Mon coeur loupe un battement.

Puis un autre.

Et encore un.

Et il se remet à battre à toute vitesse, tellement fort que j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine et s'envoler dans la nuit.

Bien sûr, que je connais cette voix. Quelle idiote je fais. C'est elle qui m'accompagne presque partout où je vais, que ce soit dans le bonheur ou dans la tristesse, depuis près de deux ans.

A la lueur du feu de camp est apparue une silhouette que je connnais également par coeur.

Un visage ovale aux traits fins, éclairé par un sourire magnifique.
Deux yeux noisettes à l'éclat malicieux, cerclés de khôl, et dont l'un des sourcils est orné d'une petite boule métallique sur laquelle la lumière des flammes danse.
D'épais cheveux longs et noirs, striés de mèches blondes.
Des mains longues et fines dont les doigts, portant plusieurs bagues en argent, se tendent vers le feu à la recherche d'un peu de chaleur.

Le bras de Malone s'est raidi contre le mien, et je l'entend déglutir bruyamment. Mes yeux se perdent dans le regard brun du visiteur, et Mal' et moi prenons la parole au même moment.

Malone : Ah ben merde alors !

Moi : Bill Kaulitz...

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Voilà, j'avais trop hâte de mettre cet article en ligne, je l'ai refait au moins 6 fois Cyrielle peut en témoigner !
Qu'en pensez vous ????????


Le deuxième Garçon, ou "Comme quoi on peut avoir un rendez-vous avec un beau gosse et finalement en rencontrer un autre !"

# Posté le dimanche 30 mars 2008 16:02

Modifié le samedi 12 avril 2008 12:41

Le Troisième Garçon, ou : "C'est bon, Jeanne, respire, tout va bien !!!! Respiiiiire j'ai dit !!!!".

En entendant son nom, Bill hausse les sourcils, mais avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, deux autres paires de jambes sont apparues de chaque côté de lui... Et Gustav et Georg se sont assis avec nous, Georg entre Bill et moi, et Gustav un peu en arrière, du côté de Malone.

Le choc de les voir tous les trois, si soudainement, sans que je m'y sois attendue, me fait comme un coup de poing dans le ventre et me coupe la respiration : ç'en est trop pour moi. Je pose ma tête sur mes genoux repliés, mes bras entourant mes jambes, et je laisse échapper un long gémissement.

Merde, à la fin ! Moi qui pensais passer des vacances tranquilles, reposantes, je me retrouve à rencontrer subitement les membres de mon groupe préféré (dont un pour la deuxième fois), en compagnie d'un méga-beau gosse devenu un super ami en à peine quelques heures... OK, y a peu de raisons de se plaindre, mais je suis pas une fille particulièrement résistante à ce genre de chocs...

D'ailleurs, ma respiration devient sifflante, et mes mains, mal alimentées en oxygène, se crispent légèrement. Désespérée, je sens venir la crise de spasmophilie sans savoir quoi faire pour l'éviter...

Cette fois-ci, c'est Malone qui passe un bras autour de mes épaules, et me serre contre lui. Je lui ai parlé de mon problème de santé, et lui ai fait promettre de ne pas paniquer si ça m'arrivait quand il était là. Il me murmure donc de respirer calmement. Puis, il se tourne vers les trois garçons médusés, et explique dans un anglais quasi-parfait :

Malone : Faut l'excuser, elle s'attendait vraiment pas à ça. Vous pouvez pas réaliser le coup que ça lui a fait de vous voir, comme ça, par surprise... Vous êtes son groupe préféré, elle vous admire énormément, ça fait deux ans qu'elle écoute votre musique et qu'elle l'adore... Et moi aussi, d'ailleurs ! J'adore ce que vous faites... On est fans, quoi... C'est pour ça que... Ben ça fait un peu un choc !
Georg : Euuuuh... On est toujours contents de rencontrer des fans, mais... T'es sûr que ça va aller pour elle, là ?
Malone : Maiiiis oui, y a pas de problème, elle va s'en remettre. Il faut JUSTE qu'elle respire...
Bill : Ouais, tu devrais avoir l'habitude, Georg... Ca doit pas être facile pour les filles de voir un mec comme toi sans être prévenues... Honnêtement, tu fais peur mon gars !

Effectivement, je commence à reprendre ma respiration. Par chance, ce n'était pas une vraie crise de spasmophilie, juste un peu d'asthme à cause de l'émotion et de la fatigue. Je relève donc la tête et souris aux chanteur, batteur et bassiste, qui me regardent, sans doute inquiets pour ma santé mentale...
Je fais tout pour avoir l'air normale, mais dans mon dos, je continue à me pincer le dos de la main dans le but de me réveiller de ce rêve de dingues.

Et, au moment où je commence enfin à comprendre que c'est la réalité et qu'une partie de mon groupe favori est vraiment assise en face de moi, je sens quelques gouttes glacées tomber dans ma nuque et glisser le long de ma colonne vertébrale.

Sachant déjà qui je vais trouver derrière moi, je me retourne lentement.


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Houuuuuuu, là làààà, quel suspense ! Franchement, personne ne se doute de QUI peut bien être derrière moi... Enfin, on va quand même couper là...
Rendez-vous au prochain chapitre !!!!

Le Troisième Garçon, ou : "C'est bon, Jeanne, respire, tout va bien !!!! Respiiiiire j'ai dit !!!!".

# Posté le vendredi 11 avril 2008 09:17

Modifié le lundi 19 mai 2008 14:04

Le Quatrième Garçon, ou : "Ah ben quand même, il nous reconnaît... Gous', tu charries !".

Le Quatrième Garçon, ou : "Ah ben quand même, il nous reconnaît... Gous', tu charries !".
Debout, tout près de moi, se tient Tom Kaulitz, les dreads, la casquette et le maillot de bain (un caleçon noir) tout trempés, frissonnant dans le vent frisquet, mais néanmoins arborant un sourire malicieux...

Tom (claquant légèrement des dents) : Hallo ! Wie geht's ? Euh... Sprechen sie Deutsch ? Nein ? Ach... Erm... Vos noms... c'est quoi ?

Me retenant de ne pas rigoler en entendant son accent à couper à la scie, je lui répondis avec un grand sourire :

Moi : Moi c'est Jeanne, lui c'est Malone... On comprend un peu l'allemand mais pas super...
Bill : TOM ! Tom, t'es pas raisonnable ! Tu vas attraper la mort, comme ça ! Allez, viens là immédiatement !

Le guitariste soupire, marmonne quelque chose en allemand, et traîne les pieds vers son jumeau, qui l'enveloppe maternellement dans une serviette de plage et lui tend un T-shirt. En voyant la tendresse de Bill, personne n'aurait pu douter de leur gémellité, malgré leurs physiques assez différents.
Tous ces évènements, en tous cas, ont réussi à faire lever la tête a Gustav qui, depuis qu'il est arrivé, observe le sable avec passion... Le batteur nous observe un court instant, ébahi, porte la main à sa casquette, puis s'écrie, surexcité :

Gustav : Hé ! Hé mais c'est vous ! Vous étiez sur le bateau ! Vous m'avez rendu ma casquette sans me signaler aux groupies ! Merde alors c'est dingue !
Malone : Oui, c'est nous... C'est vraiment ouf, de vous voir tous ici, comme ça ! Comment ça se fait que vous soyez là ? On avait entendu dire que vous preniez des vacances, mais pas à... L'Île d'Oléron ! On vous voyait plus dans un pays... Chaud... Exotique !
Tom (long soupir) : Pffff... Arrête ! On devait partir en Martinique... Mais on n'a pas pu... Und... On devait trouver un autre plan...
Malone (incrédule) : Et vous avez choisi... La Brée les Bains ???? J'y crois pas, mais c'est un coin paumé en puissance, ce village !
Gustav : Ouais, mais j'ai un oncle et une tante qui sont venus ici 15 ans de suite , et ils m'y ont emmené 5 ou 6 fois quand j'étais tout petit... Du coup, j'avais envie de revenir...

Je dois me retenir pour ne pas exploser de rire... Rien que de penser que j'ai peut-être passé des vacances d'été avec Gus' il y a dix ans, ça me donne mal au crâne... Mais c'est alors que Georg reprend, la mine un peu sombre :

Georg : Et puis, je dois avouer que ça nous fait de vraies vacances ! Ici on n'est pas poursuivis par des hordes de filles qui hurlent, poussent tout le monde, se donnent des coups, rien que pour avoir un autographe ou nous toucher...
Bill : Arrête Georg, me dit pas que t'aimes pas ça... C'est quand même la classe !
Georg : Oui, au début c'est marrant, ça fait du bien, on se sent aimés... Mais ça devient chiant au bout d'un moment...
Bill : Moi j'adore ça... C'est vrai, on...
Georg : Bon, OK c'est peut-être plus facile pour toi parce que tout le monde t'adore mais Gustav et moi on se prend aussi des coups parce qu'on a pas ta belle gueule et...
Moi : Holà holà, on se calme ! On va pas gâcher la soirée en parlant des groupies quand même ! Vous voulez de la Despe' ?

La bouteille ne fait pas long feu, les cannettes non plus. Le seul à ne presque pas boire est Bill, qui fait très attention à sa santé depuis son opération aux cordes vocales en mars dernier. Par chance, la Desperados ne contient que très peu d'alcool, ce qui nous permet de rester à peu près lucides.

Ce n'est que vers trois heures du matin, au moment où je tombe à demi-endormie sur les genoux de Tom, qu'on décide d'un commun accord qu'il est grand temps d'aller se coucher. On se sépare donc en rigolant, sans oublier d'échanger nos numéros de téléphone, et Mal' me porte à moitié jusque chez moi.

Arrivés à la maison, on gravit ensemble les escaliers, puis j'ouvre la porte, et nous rentrons ensemble...
Et je m'endors.



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Bon, ça y est, le suspense insoutenable est tombé, et maintenant vous savez qui était derrière moi... Ils sont tous entrés en scène !!!!
On doit en être à peu près au tiers de cette FanFic', mais don't worry j'ai deux autres idées pour des Fics' sur Tokio Hotel et deux idées pour Killerpilze... Mon inspiration n'est pas encore morte !!!!

# Posté le vendredi 11 avril 2008 14:08

Modifié le lundi 19 mai 2008 14:07

Le Coup de Fil, ou : "Alors comme ça, tu veux pas écouter ce que j'ai à te dire, Alice ?"

J'ouvre les yeux, et je manque pousser un hurlement hystérique.

Allongé à côté de moi, torse nu, le visage à quelques centimètres du mien, il y a Malone, plus beau que jamais. Je bondis hors de mon lit, constate que je porte les mêmes fringues que la veille (ce qui a le mérite de me rassurer sur la moralité de Mal'), et cours prendre une douche bien froide afin de me décrasser et de dissiper la légère gueule de bois qui me comprime le crâne.
Au fond de moi-même, je jubile. La présence de Malone dans mon lit ce matin ne peut signifier qu'une chose : je n'ai pas rêvé. On a bien rencontré les quatre membres de Tokio Hotel cette nuit sur la plage. A nouveau, je dois me retenir pour ne pas hurler de pur bonheur.

A ce moment là, j'entends un hurlement de fille dans la chambre : "JEAAAAAANNE, C'EST CYNTHIA, DECROOOOOOOOOCHE !!!!!!!!". Je fais un bond d'au moins quinze mètres. C'est la sonnerie délire que nous avons enregistrée, Alice et moi, il y a un an et demi, et je ne l'ai attribuée qu'à elle. Je me dépêche de m'envelopper dans ma serviette et je cours répondre.
Malone, assis au bord du lit, est en train de se frotter les yeux, réveillé par la sonnerie assez... Bruyante... Il me regarde entrer en courant et en serviette, fronce les sourcils, et se recouche. Quant à moi, j'ai ouvert le clapet de mon téléphone, et je crie à moitié :

Moi : Aliiiiiiiice !!!!!!!!
Alice : Coucou ma Naru, comment tu vas ?
Moi : Aaaaaaaaaaah, je suis trop contente de t'entendre, tu peux pas t'imaginer à quel pint ! Justement je voulais t'appeler, j'avais...
Alice : Oui, mais je t'appelle d'Angleterre là et j'ai plus beaucoup de forfait, donc je vais pas pouvoir rester très longtemps... Donc, ça va ?
Moi : Oui, ça va super, et je dois te dire que...
Alice : Tu rentres avant le 1° septembre finalement, ou pas ?
Moi : Quoi ? Maiiis... Pourquoi le 1° septembre, il se passe quoi, le 1° septembre ?
Alice : Ben... L'anniversaire des Jumeaux bien sûr, tu m'fais quoi, là ? Tu sais on avait prévu de se faire une journée spéciale pour leur anniv', mais t'étais pas sûre de pouvoir rentrer à temps...
Moi : Ah oui, c'est vrai ! Nan, c'est bon, je rentre le 28 août, mais c'est pas le plus important, faut que j'te dise...
Alice : Houlà, j'ai presque plus de forfait et j'ai encore un coup de fil à passer ! Tu me raconteras tout ça à la rentrée, d'accord ? Allez, bisous ma Jeannou !
Moi : Mais je...

Biiiiip... Biiiip... Biiiip...

Je referme le clapet de mon téléphone, et me tourne vers Malone qui s'est relevé, intrigué par notre conversation. Furax, je m'exclame :

Moi : Je rêve, elle m'a raccroché au nez !!!! Tant pis pour elle, je lui dirai pas ce qui est arrivé hier. Du moins... Pas tout de suite...


Le Coup de Fil, ou : "Alors comme ça, tu veux pas écouter ce que j'ai à te dire, Alice ?"

# Posté le samedi 12 avril 2008 11:54

Modifié le samedi 12 avril 2008 12:57

La Maison, ou : "Aaaaaargh, ça me tue de t'entendre au téléphone, Georg !"

La Maison, ou : "Aaaaaargh, ça me tue de t'entendre au téléphone, Georg !"



Georg : Hallo ?

Argh... J'ai toujours été complètement raide dingue de la voix grave de Georg, mais le fait de l'entendre me répondre au téléphone est encore mieux que de l'écouter en interview...

Moi : Euh... Salut Georg, c'est Jeanne ! Je ne te réveille pas ?
Georg : Moi non, mais heureusement que t'as pas appelé les jumeaux : ils dorment comme des mômes...
Moi : Oups, je me serais faite joyeusement trucider... Bon, Malone et moi on compte aller sur une toute petite plage qu'il connaît bien, vers le sud-est de l'île... Ca vous dirait, de venir avec nous ?
Georg : Eh ben écoute, moi ça me dirait bien... Et je suis sur que Gus' sera d'accord aussi... Bon écoute, je vais réveiller les jumeaux...
Moi : AaAAAAAAAAaaah noooOOOOOon, ne te suicide pas pour ce projet !!!!
Georg (rigolant) : T'inquiète pas, je vais survivre, je te le promets. Bon, la meilleure solution, c'est que vous passiez nous chercher dans environ... 45 minutes, ça ira ? On a loué la grande maison tout au bout de la Route de la Plage... Une super grande maison avec des volets blancs.. Tu vois où c'est ?
Moi : Ouais, je crois que je vois... OK, bon ben on passera tous les deux dans 3 quarts d'heure... A plus Georg !
Georg : Tschüss miss !!

Je raccroche mon téléphone, et je m'assois à la table de la cuisine, avec Malone qui est en train de finir son bol de café.

Malone : Alors, qu'est-ce qu'il a dit ?
Moi : Ca avait l'air de le tenter, mais les Kaulitz sont pas encore réveillés, alors il vaudrait mieux qu'on passe les chercher que dans 45 minutes.
Malone : Parfait, ça va me laisser le temps de retourner chez moi pour me changer et récupérer mon vélo.

J'explique à Malone où le groupe habite, puis il part en footing (frimeur, va ! ).
Au bout d'une demi-heure, je m'emmerde comme une rate morte, donc je lui envoie un texto en disant de me rejoindre chez les garçons. Puis, je ferme la maison, saute sur mon vélo, et pédale jusqu'à la maison que Georg m'a indiquée.

J'essaye de passer par le portail donnant sur la mer, mais il est fermé à clé, je fais donc le tour du pâté de maison. Le portail côté rue est ouvert, et je pénètre dans le terrain.
La maison est très grande, mais typique des maisons oléronaises : une maison bâtie sur deux étages, recouverte d'un crêpi blanc, avec de grandes portes vitrées au rez-de-chaussée.
Je me dirige vers la bâtisse, me frayant un chemin entre les mauvaises herbes envahissant le jardin, et les chaises longues éparpillées un peu partout, quand soudain...

Une main se pose brusquement sur mon épaule.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 12:46